Kafou sacré dans les Caraïbes

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Bruno Mourral (au centre) récompensé pour son film « Kafou » à la 24e édition du Festival régional et international du cinéma de Guadeloupe

Le film « Kafou » de Bruno Mourral a été primé meilleur long métrage lors de la 24e édition du Festival régional et international du cinéma de Guadeloupe (FÉMI), clôturé le 19 mai dernier. Le film du sacre caribéen de Kafou.

1500 films d’une vingtaine de pays reçus par les organisateurs du Festival régional et international du cinéma de Guadeloupe (FÉMI). 5 longs métrages, 11 documentaires, 5 courts documentaires et 12 courts métrages étaient en compétition.

Dans cette sélection officielle participant au concours, figurent des films et documentaires qui viennent des îles de la Caraïbe. On a notamment listé“El silencio del viento” le premier long-métrage d’Álvaro Aponte-Centeno (Porto-Rico/République Dominicaine) qui vient de gagner deux prix au Festival du Cinéma de Toulouse (France) et au 9e Festival du Cinéma Européen de l’Alliance Française de Porto Rico“Santa et Andres” de Carlos Lechuga (Cuba); “Chanel” de Humberto Vallejo (République Dominicaine); “Kafou” de Bruno Mourral (Haïti); “Lakay sé Lakay” d’Aurélien Vollotton (Haïti-Suisse); “La Vierge du Grand Retour” d’Henri Vigana et Amingo Thora, “Où est le Mâle” de Teddy Albert, “Chalvet, la Conquête de la Dignité” de Camille Mauduech, “Jocelyne, Mi Tchè mwen” de Maharaki et “Seventeen” de Chloé Glotin de la Martinique; “Les Mots qui chuchotent nos ombres” de Samuel Tanda, “Ma Montagne” d’Olivier Kancel, “Liberté Lili” de Dominique Fischbach, “Ne Tirez pas sur les Enfants de la République” de Mike Horn, “Blanche” de Virginie Campagnie et “Caco’s Bar” de Gilles Gace de la Guadeloupe.

Déjà récompensé par les jurys de divers autres événements, Kafou a remporté le prix meilleur long métrage du FÉMI 2018. Une sacrée récompense pour le réalisateur Bruno Mourral, mais aussi pour le cinéma haïtien.   

Synopsis

Kafou raconte l’histoire de deux hommes (Doc et Zoe) qui se voient confier la mission d’aller livrer un colis dont ils ne connaissent rien, au milieu de la nuit, à Port-au-Prince. Doc et Zoe devront faire sacrifice qui réfère au vodou. Difficile de parler d’Haïti sans évoquer le vodou qui désigne l’ensemble des dieux et des forces invisibles. Il n’y a pas de vodou non plus dans Kafou (ou Kalfou).  C’est le maître des esprits nocturnes. D’où tout le symbolisme que renferme le titre du film.

Kafou donne un nouveau souffle au cinéma haïtien. Rarement subventionné, ce cinéma dit guérilla est porté à bras le corps par une génération de cinéastes.

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