Rutshelle « vwazin » à vie de Troubleboy?

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Cause occasionnelle de la sanglante séparation de Rutshelle Guillaume avec Roody Roodboy, Troubleboy s’offre un documentaire de 36 minutes. Un tiers du film disponible sur Youtube est consacré à l’affaire Rutshelle-Roody-Troubleboy.   

« The hit maker : The documentary », titre du documentaire, retrace la vie, mais aussi la carrière musicale de Lord Wensky Jolissaint, rebaptisé Troubleboy pour les besoins du rap créole. Le documentaire s’ouvre sur son enfance au Cap-Haïtien. Le rappeur a aussi parlé du décès de sa mère qui fut enseignante. « Une femme stricte. Elle a eu le sens du partage. J’ai eu d’elle ces défaut et qualité », a témoigné celui qui a vécu un certain temps sous le toit de sa grand-mère à Pétion-Ville.

Voisin-voisine
Un tiers du film, soit 12 des 36 minutes, est consacré à l’affaire Rutshelle-Roody-Troubleboy. Les témoignages du rappeur, de membres de sa famille et de certains collaborateurs et animateurs se relaient. Troubleboy, lui, n’a ni confirmé ni infirmé une quelconque relation intime avec Rutshelle Guillaume.

Le « troublemaker » revient cependant sur le début de sa relation avec la chanteuse. « Nous sommes rencontrés à Carifesta [événement organisé en août 2015 en Haïti, année aussi de la parution de Vwazin]. Des semaines ou un mois après, Rutshelle a publié un vidéoclip sur son compte  Instragram ». La vidéo de la chanteuse, en plein appel du pied au voisin, est repris dans le documentaire : « J’aime voir le voisin, j’aime sa voix… Le voisin n’a pas mon âge ».

Et un matin d’octobre, de la même année 2015, des photos de Rutshelle, le visage tuméfié et un œil au beurre noir, circulaient sur les réseaux sociaux. L’affaire a fait grand bruit dans les médias. Roody Roodboy a été perçu comme le bourreau de la rebelle. Troubleboy, lui, s’était réfugié au Cap-Haïtien.   

Témoin ni à charge ni à décharge
Trois ans après, il revient sur le sujet. Sans toutefois élucider certaines zones d’ombres. « Si les trois personnes profitaient de l’affaire, la femme serait prise en sandwich, a jugé le rappeur. On m’a appelé Vwazen, destructeur de foyer, etc. ». Il a défini d’emblée la notion « Vwazin », titre de l’une de ses chansons à succès. Disons, selon son approche. C’est une « base, amie, femme, secret story, etc. ».   

L’auto-documentaire projette l’image d’un Troubleboy sensible et fragile. « J’ai pu comprendre comment il a été affecté et comment des mensonges peuvent le détruire (…) Nous l’avions encadré », a expliqué Baky, rappeur et allié naturel de l’intéressé.

« J’ai parlé avec Roody et avec Rutshelle, mais je n’ai jamais abordé le sujet avec Troubleboy. (…). Il n’a pas profité du scandale [pour bonifier sa notoriété]. Contrairement aux deux autres [protagonistes] », a estimé, pour sa part, Carel Pèdre dans le documentaire.

« Trouble Boy a bien géré le tollé. Il s’est gardé de se prononcer sur l’affaire, contrairement à Rutshelle et à Roody », a fait savoir Paolo Charles dans « The hit maker: The documentary ».

« On ne saura jamais la vérité », a tranché Bibi Nèt Alkole, une animatrice interrogée dans le film.

« The hit maker : The documentary » est sorti dans un contexte assez poignant pour Roody Roodboy. Celui-ci vient d’enterrer sa mère qui s’est éteinte dans la soirée du 22 octobre dernier à l’hôpital du Canapé-Vert.    

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