Zenglen victime de piratage

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Zenglen semble avoir été victime d’un pirate malveillant. No dead end, le nouvel opus du groupe, s’est retrouvé intégralement sur la Toile.

Dans les jours précédant sa sortie officielle, le nouveau disque de Zenglen se retrouvait en écoute gratuite et illégale sur Internet. Le très attendu No dead end a été toutefois présenté, samedi soir, aux médias et au public de Miami, fief de la formation musicale.

Jean Brutus Derissaint, le directeur musical de Zenglen, paraissait stoïque aux côtés de ses collaborateurs. Réputé calme, il a su gérer ce qui devrait être une nouvelle crise  dans les rangs du groupe qui tente de rebondir. « J’ai su que l’album a été piraté. Comment vous trouvez la sonorisation? », a lancé le manager au public présent pour le lancement officiel de l’album.

Kiko, Zazou et Wed. Photo: Facebook de Zazou Augustin

Derissaint n’a pas fait un drame avec cette fuite malveillante. Des extraits de No dead end ont été présentés à l’assistance. Le clip d’un des onze morceaux de l’opus a été, entre autres, diffusé dans la salle. Brutus Derissaint a tenu aussi à présenter les musiciens et les collaborateurs dont un jeune de Pignon, hameau enclavé du Nord d’Haïti. « Haïti est un pays regorgé de talents», s’époumone Brutus.

Le rescapé de la première génération de Zenglen ne tarit pas d’éloges à l’égard de Zazou Augustin, programmateur de l’album. L’originaire de Pignon a écrit également plusieurs des onze plages de l’album dont Kafe anmè. Brutus a eu aussi l’appui des notables musiciens et compositeurs comme Dener Ceïde et Elie Laplointe.

Un budget de quelque 53 000 dollars américains a été alloué à la production de l’album, selon des chiffres cités par Brutus. Un entrepreneur a quasiment financé l’opus qui pourrait relancer la machine Zenglen.

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